Les premiers soins sur la route en cas d’accident

18Juin - by Damien - 0 - In Automobile Santé

Des centaines de vies par an dépendent souvent de la célérité avec laquelle les premiers soins sont appliqués.

accident soins medicaux

Combien de victimes d’accidents de la route sont mortes parce que les secours n’ont pas été assez rapides ?

Et les services publics ne sont pas les seuls responsables de ce scandale ; souvenez-vous de cette expérience tentée sur une route de France où l’on avait simulé un grave accident : plusieurs dizaines d’automobilistes sont passés à côté des « accidentés » sens s’arrêter pour leur porter secours. Cet article, que vous emporterez toujours dans votre voiture, a été écrit pour que de telles fautes ne se reproduisent plus, pour que vous puissiez agir vite et bien.

Vous lirez aussi, attentivement, car connaître les premiers gestes vous donnera les grands principes des traitements d’urgence dont on trouvera ici les applications les plus fréquentes sur la route, en voyage ou à la campagne.

Lorsque vous roulez la nuit, si quelqu’un vous fait signe de vous arrêter, ne continuez pas votre route comme si vous n’aviez rien vu: il s’agit peut-être d’un accident grave. Si vous appartenez à la catégorie d’automobilistes qui craignent une agression nocturne, prenez la précaution d’avoir toujours à vos côtés une torche électrique et un extincteur : en plus de leur emploi habituel, ces objets sont de remarquables armes défensives. Le malfaiteur qui aura reçu un jet d’extincteur en plein visage ne sera pas prêt de recommencer.

Si vous êtes le témoin d’un accident, ou si vous arrivez sur les lieux après un accident, n’oubliez pas que la loi (sans parler de la charité) vous oblige à porter secours à toute personne en danger.

QUE FAIRE EN PRÉSENCE D’UN ACCIDENT DE LA ROUTE ?

Arrêtez correctement votre véhicule

  • Rangez-vous sur le bas-côté de la route.
  • Arrêtez votre moteur, serrez le frein à main.
  • Restez calme, pas de manœuvres brutales.

Evitez l’aggravation de l’accident

  • Occupez-vous avant tout du véhicule.
  • Arrêtez le moteur du véhicule accidenté en coupant le contact électrique (au tableau de bord d’une voiture, au guidon ou sous la selle d’une moto ou d’un scooter). Si vous ne trouvez pas le contact, débranchez la batterie.
  • Assurez-vous que le véhicule ne puisse bouger : serrez le frein à main ou placez des cales sous les roues.
  • Interdiction formelle de fumer. Si cela se passe la nuit, n’utilisez pas d’allumettes pour voir clair. Si vous n’avez pas de torche électrique, faites éclairer la scène de l’accident par une autre voiture (attention à ce que les phares n’’éblouissent pas les autres usagers de la route).
  • Si le moteur est en flammes, utilisez un extincteur ; à défaut, étouffez les flammes avec une couverture ou un linge quelconque, mouillé si possible ; vous pouvez aussi jeter dessus du sable ou de la terre, mais jamais d’eau,
  • Indiquez clairement la situation de l’accident pour éviter que d’autres véhicules aggravent la situation.

Occupez-vous des victimes

  • Dès que le contact a été coupé, examinez rapidement les occupants blessés afin d’avoir une idée de la gravité de leurs blessures.
  • Il arrive qu’une plaie grave (hémorragie mortelle) doive être traitée avant de dégager la victime : c’est notamment le cas de certaines plaies profondes au cou ou aux membres. Dans ce cas, appliquez immédiatement dans la plaie béante un linge propre. S’il s’agit d’un membre, appliquez un garrot entre le plaie et le cœur. Le plus urgent est d’arrêter l’hémorragie.
  • Si possible, ne laissez pas une personne dans une voiture accidentée : un incendie pouvant toujours se produire, même plusieurs minutes après l’accident et surtout si le véhicule est renversé.
  • Dégagez les victimes avec précaution pour ne pas aggraver les blessures. Mais ne déplacez jamais un grand traumatisé, surtout si vous soupçonnez une fracture de la colonne vertébrale.
  • Couchez les victimes à quelque distance de la voiture, de préférence sur le dos (sauf blessure à cet endroit), la tête légèrement relevée, les bras le long du corps, les jambes étendues. Si possible, enveloppez la victime d’une couverture.
  • N’oubliez jamais de prévenir (ou de faire prévenir) le plus rapidement possible le médecin et la gendarmerie.
  • Il n’est pas nécessaire d’attendre l’arrivée de la police pour secourir les blessés,
  • Si le ou les véhicules accidentés doivent être déplacés pour dégager la route, vous faciliterez l’enquête de la police en marquant à la craie la position qu’occupent les véhicules et les blessés.

Emportez une trousse de secours

Vous pouvez vous confectionner une petite trousse de secours en mettant dans une boîte métallique (boîte à biscuits, p. ex.), les objets suivants :

  • Boîtes de pansements préparés (deux ou trois dimensions différentes).
  • Compresses.
  • Ampoules de mercurochrome ou de teinture d’iode.
  • Une ou deux bandes de gaze.
  • Coton hydrophile.
  • Epingles de sûreté.
  • Bandes adhésives (sparadrap).
  • Pommade contre les brûlures.
  • des gants médicaux jetables en vinyle ou nitrile
  • des masques FFP2

Inutile de vous charger davantage :

Il vaut mieux emporter peu que de ne rien avoir sous prétexte d’encombrement. Sauf au Far West, vous trouverez facilement de quoi compléter en cas d’urgence votre matériel. Et pour les urgences graves, votre mouchoir, votre cravate, vos lacets de chaussures suffiront pour fabriquer des compresses ou un garrot que vous serrez facilement avec un crayon ou votre canif non ouvert.

Par contre, comme dit plus haut, il n’est pas mauvais d’avoir sous la main :

  • Une torche électrique.
  • Un extincteur.

Comment minimiser le risque d’inondation lors d’un investissement immobilier

Les applications d’actualités de marketing en 2021